"Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter", écrivait George Santayana. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que des erreurs, en termes de souveraineté (enfin plutôt d'autonomie stratégique), la France en a fait quelques unes, qui hérissent mon poil de contribuable.
Et en ce moment, on parle beaucoup de la Suite Numérique de la
Direction interministérielle du numérique (DINUM). Les éditeurs propriétaires hurlent au scandale, ce qui fait qu'on pourrait s'attendre à ce que le camp d'en face, celui des libristes (les partisans du logiciel libre et de l'open source) fassent bloc. Sauf que non, ils s'entre-déchirent.
Voir l'État contribuer à du logiciel libre, personnellement, je trouve ça excellent. C'est quelque chose que j'appelle de mes vœux depuis... 2005 à peu près (à la sortie de Firefox et Thunderbird 1.0). Sauf que les éditeurs de logiciels libres s'offusquent de ce qu'ils considèrent comme une concurrence de l'État. Je comprends leur point de vue.
Alors, que penser de cette situation complexe ?
Framasoft, sous la plume de l'excellentissime
Pierre-Yves Gosset, a fait un énorme travail d'analyse, en particulier avec une partie historique très fouillée.
C'est pour ça que je ressors la phrase "Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter" : en tant que contribuable, j'aimerais autant qu'on ne répète pas les erreur du passé !
Lisez cet article, partagez-le. Parce que le logiciel libre, c'est central pour notre autonomie stratégique. En plus d'être très efficace pour réduire les coûts (oui, j'ai remis ma casquette de contribuable).