Amériques
Bolivie
-
Classement 2026
91/ 180
Score : 54,25
Indicateur politique
117
37,39
Indicateur économique
117
36,26
Indicateur légal
80
62,24
Indicateur social
85
60,96
Indicateur sécuritaire
92
74,41
Classement 2025
93/ 180
Score : 54,09
Indicateur politique
131
34,87
Indicateur économique
111
37,30
Indicateur légal
87
62,41
Indicateur social
78
63,06
Indicateur sécuritaire
99
72,80

En Bolivie, les attaques, les menaces, la censure et le harcèlement par l'État et les forces pro-gouvernementales portent régulièrement atteinte à la liberté de la presse et les journalistes sont de plus en plus souvent attaqués, en particulier par la police. 

Paysage médiatique

L’État bolivien contrôle de nombreux journaux. La concentration de la propriété des médias privés est particulièrement élevée, mettant à mal le pluralisme dans le pays. Les principaux journaux sont El Deber et El Diario et la chaîne de télévision la plus suivie est Canal Sur. L'autocensure est l'une des conséquences des liens qui existent entre les propriétaires de médias et l'État.

 

Contexte politique

La période de turbulences et d'instabilité politique provoquée par l'exil forcé de l’ex-président Evo Morales, fin 2019, et conclue par l'élection de Luis Arce, investi en novembre 2020, a été marquée par de nombreuses exactions contre la presse : intimidations, harcèlement, menaces, agressions physiques, vol de matériel, télévisions et radios censurées. ​L’interdiction de la candidature d’Evo Morales à l’élection présidentielle d'août 2025, par la Cour constitutionnelle a exacerbé les tensions au sein du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti au pouvoir, déjà divisé entre les partisans de l’ancien et de l’actuel président. Ce climat d'incertitude politique pèse directement sur le travail des journalistes, exposés à des conditions de plus en plus hostiles à l’exercice de leur mission d’informer.

Cadre légal

Les journalistes, considérés comme gênants, sont régulièrement victimes d’acharnement judiciaire. En vertu du décret suprême 181 de 2009, les journalistes qui “mentent”, “font de la politique partisane” ou “offensent le gouvernement” peuvent se voir privés des revenus liés à la publicité officielle. S'ajoute à cela la loi sur la presse de 1925, inadaptée à l'ère numérique, mais défendue par les organisations de journalistes pour ses principes de liberté d'expression et d'autorégulation.

Contexte économique

Bien qu'elle possède les plus grandes réserves de ressources naturelles d'Amérique latine (gaz, lithium), la Bolivie demeure le pays le plus pauvre de la région. Alors que les médias liés à l'État jouissent de privilèges, les médias indépendants subissent de fortes pressions économiques – notamment au travers de la distribution de la publicité officielle –, qui ont des conséquences parfois dramatiques et peuvent entraîner leur fermeture. Dans ce contexte, les journalistes font face à une grande précarité de l'emploi.

Contexte socioculturel

La violence envers les journalistes s'est étendue avec des attaques venant des Boliviens soutenant le gouvernement ou les hommes politiques. L’Église catholique est historiquement très présente dans les médias, et dispose d'un réseau d’influence varié et étendu sur tout le territoire.

Sécurité

Depuis 2020, les attaques physiques contre les journalistes se sont intensifiées, notamment dans les zones rurales du pays. De nombreuses stations de radio et de télévision ont été contraintes d’interrompre leurs activités et ont vu leurs rédactions saccagées. L'affaire d’enlèvement et de torture, par un groupe armé civil en 2021, de sept journalistes de Santa Cruz de la Sierra qui couvraient des conflits fonciers reste impunie. 

Exactions en temps réel en Bolivie

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0 collaborateurs des médias
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