Classement 2026
177/ 180
Score : 17,45
Indicateur politique
167
15,17
Indicateur économique
175
18,40
Indicateur légal
176
16,09
Indicateur social
176
20,41
Indicateur sécuritaire
174
17,18
Classement 2025
176/ 180
Score : 16,22
Indicateur politique
175
12,86
Indicateur économique
172
19,26
Indicateur légal
175
16,78
Indicateur social
177
14,55
Indicateur sécuritaire
173
17,66

L'Iran maintient sa position parmi les pays les plus répressifs au monde en matière de liberté de la presse. Le régime a encore intensifié la répression et le black-out médiatique dans le pays depuis 2022, lors des vagues de manifestations et l'offensive de 2026 des États-Unis et d’Israël. 

Paysage médiatique

Dans un paysage médiatique très largement contrôlé par le régime islamique, les principales sources d’information sont les médias basés à l’étranger. Les journalistes et médias indépendants en Iran sont soumis à une répression quotidienne via des arrestations arbitraires, des condamnations très lourdes prononcées à l’issue de procès iniques par des tribunaux révolutionnaires. 

Contexte politique

L'ancien guide suprême Ali Khamenei, tout comme son successeur, son fils Mojtaba Khamenei, a régulièrement accusé la presse indépendante d'être manipulée par des forces étrangères. À la tête des principales institutions politiques, militaires et judiciaires du pays, le guide suprême ordonne les arrestations et les condamnations des journalistes à de lourdes peines de prison, voire à la peine capitale.

Cadre légal

L’article 24 de la Constitution garantit la liberté de la presse, mais la loi de 1986 sur la presse (amendée en 2000 et en 2009 pour prendre en compte les publications en ligne) permet au pouvoir de vérifier que les journalistes ne “portent pas atteinte à la République islamique”, "n'offense pas le clergé et le Guide suprême” ou ne “diffusent pas de fausses informations”

Contexte économique

Frappé par des sanctions sans précédent et gangréné par la corruption, l’Iran est dans une situation économique alarmante, encore aggravée par l'offensive américano-israélienne de 2026, qui affecte grandement les médias et les journalistes. Plusieurs organes de presse ont été fermés ces dernières années et une centaine de professionnels ont perdu leur travail.

Contexte socioculturel

La société civile iranienne est dynamique et progressiste, notamment grâce à la jeunesse du pays et aux femmes, qui réclament plus de liberté et le respect des droits fondamentaux, parmi lesquels la liberté d’information. Toutefois, les sujets liés à la religion et aux droits des femmes restent difficiles à aborder.

Sécurité

Arrestations, interrogatoires, emprisonnements, surveillance, harcèlement, menaces… Si la répression contre la liberté d’information était déjà très forte, elle s’est déchaînée sur les journalistes depuis le déclenchement de la vague de protestation après la mort de Mahsa Amini en 2022 et la guerre en 2026. Plusieurs journalistes ont dû quitter leur ville pour fuir les bombardements. Le simple fait de s'adresser à la presse étrangère, même de manière anonyme, peut entraîner des menaces de mort de la part des responsables du régime, voire des arrestations. Depuis 2022, plus d’une centaine de journalistes – dont une part importante de femmes – ont été arrêtés. Et même à l’étranger, les professionnels des médias n’échappent pas aux pressions, qui vont du harcèlement en ligne aux menaces de mort.  

Exactions en temps réel en Iran

Baromètre
Tués depuis le 1er janvier 2026
0 journalistes
0 collaborateurs des médias
0
Détenus à ce jour
16 journalistes
0 collaborateurs des médias
16