Maghreb - Moyen-Orient
Arabie saoudite
-
Classement 2026
176/ 180
Score : 19,11
Indicateur politique
175
12,20
Indicateur économique
141
33,00
Indicateur légal
177
13,13
Indicateur social
172
21,39
Indicateur sécuritaire
176
15,81
Classement 2025
162/ 180
Score : 27,94
Indicateur politique
158
23,83
Indicateur économique
86
42,28
Indicateur légal
167
21,35
Indicateur social
168
28,47
Indicateur sécuritaire
169
23,74

Il n’existe pas de médias libres en Arabie saoudite, et les journalistes saoudiens demeurent sous étroite surveillance, même à l’étranger. Malgré des réformes sociétales, des journalistes sont toujours détenus et les médias existants travaillent sous le contrôle strict de l'État.  

Paysage médiatique

Les médias saoudiens ne s'écartent pas de la parole officielle des autorités et l’autocensure, y compris sur les réseaux sociaux, est une constante. Même quand ils sont privés, les médias saoudiens suivent les lignes gouvernementales fixées par la Saudi Press Agency (SPA). La presse se divise en deux tendances d'opinion principales. Les quotidiens Al-Watan et Okaz incarnent le courant dit "libéral", tandis qu'Al-Riyadh, notamment, est l’expression du courant conservateur.

Contexte politique

Pour les médias appartenant à la famille royale, l’autocensure est de mise. Les autres médias, quant à eux, sont tenus de se soumettre quotidiennement au contrôle des censeurs et la couverture de certains sujets est orientée de manière à servir les intérêts de l'État. Les journalistes qui critiquent les choix et les stratégies de la monarchie sont considérés comme des traîtres. Ceux qui préfèrent rester neutres et ne suivent pas la ligne officielle faisant l’éloge du prince-héritier Mohammed ben Salmane (MBS) deviennent de facto suspects.

Cadre légal

Le Code pénal, les lois antiterroristes ou de cybercriminalité permettent d’envoyer derrière les barreaux ou de suspendre les journalistes qui tiendraient des propos critiques (sous les motifs de “blasphème”, “incitation au chaos”, “mise en péril de l’unité nationale” ou “atteinte à l’image et la réputation du roi et de l’État”. Depuis 2018, le gouvernement a encore resserré son étau sur les réseaux sociaux. Des peines injustes allant jusqu'à des dizaines d'années d'emprisonnement ont été prononcées pour des tweets.

Contexte économique

Les médias saoudiens sont, pour la plupart, financés par le royaume ou par des proches du pouvoir. Le groupe MBC dont fait partie Al Arabiya bénéficie d’importants moyens, et son influence dépasse les frontières de l’Arabie saoudite. Beaucoup de journalistes vedettes s’épanouissent dans le journalisme sportif, en particulier à la suite des tentatives d'attirer l'attention sur les sports saoudiens. Leur couverture est populaire, tout comme celle des événements culturels et de divertissement dans le Royaume.

Contexte socioculturel

Les cas de Raïf Badawi et Ali Aboluhom, condamnés pour avoir publié en ligne des propos jugés comme relevant de l’apostasie, sont emblématiques des tensions entre liberté de la presse et respect des préceptes religieux dans le royaume wahhabite. La question des droits des femmes reste également un sujet tabous en raison des coutumes et des traditions qui prévalent encore, et ceux qui tentent de critiquer certaines normes sociales peuvent être arrêtés.

Sécurité

Les journalistes risquent de longues peines de prison, voire la peine de mort. En 2025, les autorités ont exécuté le journaliste Turki al-Jasser, premier reporter à être tué par le royaume depuis l'assassinat extrajudiciaire de Jamal Khashoggi au consulat saoudien en Turquie en 2018. Sur Internet, les acteurs des médias qui critiquent les autorités sont pourchassés et harcelés en ligne par des “brigades électroniques”. Le royaume utilise par ailleurs des techniques d’espionnage avancées pour suivre la trace des journalistes exilés. 

Exactions en temps réel en Arabie saoudite

Baromètre
Tués depuis le 1er janvier 2026
0 journalistes
0 collaborateurs des médias
0
Détenus à ce jour
18 journalistes
0 collaborateurs des médias
18